TITRISATION

Publié le par thermosurvivor

 


Vous connaissez surement la fameuse théorie de Konrad Lorenz où un simple battement d’aile de papillon à Tokyo peut provoquer un cataclysme à l’autre bout de la planète…….

 Il semblerait qu’une nuée de papillons ait envahie la sphère capitalistique !

 Savez-vous ce qu’est la « titrisation » ?  Non ce n’est pas un mot japonais pour dire battement d’aile! C’est un peu lugubre….cela fait penser à trithérapie, mais ce n’est pas un médicament non plus ! Alors pour parler de ce mot barbare, laissez-moi digresser quelque peu sur un sujet à la mode… la Mondialisation. Après tout, ne sommes nous pas tous immergés depuis quelques temps au sein d’un groupe prônant une certaine Mondialisation ?



Alors voilà, à la genèse il y a le « subprime ». Non, ce n’est pas une sorte de gros donuts  tartiné de beurre de cacahouète ou de sirop d’érables…il s’agit d’un crédit à risque proposé à un emprunteur aux revenus modestes, bien sûr, et qui n'offre pas les garanties suffisantes pour bénéficier des taux d'intérêts classique du marché.


En clair, il s’agit de quelqu’un de fauché comme les blés dont on va essayer de ponctionner les derniers dollars en échange d’une illusion. Finalement c’est un vrai conte de fée, on ne prête pas qu’aux riches dans mon histoire!

 Nous parlons donc d’une forme de crédit hypothécaire, gagé sur le logement, et basé sur un système de remboursement à mensualités progressives, liées à des taux d’intérêts variables et très élevés. Cette pratique vient bien évidemment des Etats-Unis car notre bonne vieille Europe bancaire est beaucoup trop conservatrice pour pratiquer le subprime à gogo…à moins que l’on dise aux gogo ?....je ne sais plus!   N’est ce pas une évidence lorsque l’on sait qu’un portefeuille trouvé par terre à New York ou Los Angeles contiendra moult cartes bancaires, de crédit, d’assurances ou encore cartes de visite d’avocats lorsque ce même portefeuille trouvé à Paris, Madrid ou Rome ne contiendra que quelques numéros de téléphones griffonnés sur des Post It, quelques cartes de restaurants locaux, une carte plastifiée permettant de bien choisir les vins (indispensable en France en toute circonstance !), et bien d’autres choses que nos amis Américains n’auraient de toute façon pas la place d’y ajouter.

 Mais reprenons notre cheminement….Dans une période de relèvement des taux d’intérêts « classiques », la demande de biens immobiliers est inévitablement tirée vers le bas entraînant du même coup une diminution de "l'effet richesse" des ménages endettés par des crédits «subprime», puisque ceux-ci sont hypothécaires et que la valeur des appartements et des maisons s’amoindrie.

Finalement un peu déprimant cette recette de donuts ! On est donc propriétaire d’un bien, que l’on paye une fortune, et qui ne vaut déjà plus grand-chose !

 Vous me suivez ? Attention, car c’est là qu’intervient notre mot du jour …« titrisation »

En fait, il s’agit un peu de la courroie de transmission des défaillances en chaîne.

La « titrisation » consiste à transférer des actifs et des risques de crédit vers des investisseurs que l’on appâte par les énormes gains potentiels. C’est beau la finance quand même !
Plus précisément il s’agit de l’émission de titres sur les marchés de capitaux, regroupés par "tranches", dont certaines de ces tranches, astucieusement,  incluent des crédits « subprime »
Ces titres extrêmement « juteux » financièrement, sont forcément extrêmement risqués puisqu’ils peuvent être complètement coulés par les défaillances ou défauts de paiement des ménages.


 
Oh les vilains rusés de la finance ! De vrais « disc jockey »….J’te « mix » un crédit risqué par ici, avec un titre moins risqué par là,  et hop….bouge plus J’t’embrouille !


Mais qui gère ces titres émis sur le marché des capitaux et  provenant de la
« titrisation » ?....j’aime bien ce mot « titrisation », je vais essayer de le placer encore une fois ou deux….

Ils sont gérés par des gros acteurs Américains, Européens ou Asiatiques du secteur bancaire ou des assurances et proposés, partout dans le monde, via les filiales, à de plus petits investisseurs finaux qui ignorent ou feignent d’ignorer l’origine du titre, aveuglés par le gain potentiel ! Quand à la fameuse ménagère de moins de 50 ans, et à son mari, savent ils seulement que lorsque leur agence bancaire leur propose un placement mirifique, il contient peut être des crédits subprime soignés à la « titrisation » (je l’ai encore placé !)….ne dit on pas « trop beau pour être honnête » ? Enfin c’est valable pour les arnaques, pas pour vous mesdames.


 
Terminons cette histoire palpitante. Lorsque nos ménages Américains à l’autre bout du monde ne sont plus solvables, alors tout s’enchaîne et se répand comme une trainée de poudre et tous les petits investisseurs se retirent, au plus vite et à perte, de leurs positions sur des titres qu'ils considèrent finalement comme trop risqués, la cote de ceux-ci s’effondre jusqu’à ne plus être coté, bref c’est la crise !

Puisque vous m'avez lu jusqu'ici alors voguons vers la conclusion!
 
Je ne suis pas un expert de la « titrisation » (un petit dernier pour la route !) et j’ai peut être fait quelques boulettes (amis économistes et financiers venez à mon secours !) mais je ne pouvais pas résister au plaisir d’écrire cette petite prose. Courage vous êtes presque à la fin.

Aujourd’hui la Fed et le Trésor américain ont laissé sombrer une banque d'affaire « Lehman Brothers » mais sauvé le géant mondial de l'assurance AIG car les conséquences de la faillite d'AIG auraient été « énormes ». Bref 85 milliards de dollars ont été débloqués en échange desquels l’Etat américain recevra 79,9% du capital d’AIG. Le démantèlement de l'assureur aurait pu amplifier une fragilité des marchés déjà significative et aboutir à une hausse du coût du crédit, une réduction de la richesse de ménages et donc une croissance économique significativement plus faibleEt dire que nous étions assurés par AIG chez ASTEL ! Ouf le battement d’aile n’est pas passé loin de nous!

Pour conclure, et à vrai dire, je n’y comprends plus rien ! Les états communistes sont démantelés, le capitalisme se développe partout y compris en CHINE et en URSS, les deux berceaux du communisme, et aujourd’hui l’état le plus capitaliste du monde, celui qui prône le libéralisme total et la Mondialisation, prend le contrôle d’un géant privé de l’assurance ?.... mais c’est le monde à l’envers….on vit une époque formidable !

Allez, soyons indulgent ….Tout le monde peut se tromper !….. Même les Américains ?

Oh mon Dieu ! Et si la fermeture de Château Gontier était une énorme erreur provenant de la mondialisation et d’un battement d’aile de papillon quelque part dans le groupe ?

 
TITRISATION

 

You probably know the famous theory of Konrad Lorenz where a simple beating of butterfly wings in Tokyo could cause a cataclysm to the other side of the planet…….
It would appear that a cloud of butterflies have invaded the capital sphere!



Do you know what "
titrisation " means? No, it's not a Japanese word to say flapping its wings! It's a bit gloomy…. It is reminiscent of triple therapy, but not a drug neither!

 So to talk about this barbaric word, let me somewhat mini-debate on a topic fashionable… “Globalization” After all, aren’t we all of us submerged for some time within a group advocating a certain Globalization?


So now, at genesis there was the "subprime". No, this is not some sort of big donuts spread with peanut butter or maple syrup… it is a credit risk proposed to a modest income borrower, of course, who does not offer sufficient safeguards to benefit from interest rate based on the market (prime rate).
Clearly, this is someone, broke as wheat, on who one will try to drain the remaining dollars against an illusion! Finally isn’t it great, a true fairy tale, Rich people are not the only ones to get loans in my story!

 


It is thus a form of mortgage, pledged on housing, and based on a system of to monthly progressives reimbursement, linked to very high variable interest rates. This practice comes naturally from
USA because our good old Europe
banking system is far too conservative to practice subprime. Isn’t it obvious when one knows that a wallet found on land in New York or Los Angeles will contain numerous bank cards, credit, insurance or business cards of lawyers when the same portfolio found at Paris, Madrid or Rome will contain only a few telephone numbers badly written on Post It, some commercial cards of local restaurants, a plastic card helping to choose wines (imperative in France in all circumstances!) and many other things that our American friends would, anyway, not have enough place to add.
 


Let’s resume our journey…. In a period of higher interest rates "classical", demand for property is inevitably drawn down at the same time leading to a decrease of the "wealth effect" of indebted households by "Subprime" credits because they are mortgages and that the value of apartments and houses shrunken.
Finally, isn’t it a little depressing this donut’s recipe? We are owner of a property that we pay a fortune, but which already lost much of its value!

 
You follow me? Pay attention, because this is where our word of the day “titrisation ” is taking place. In fact, it is a kind of belt failure chain.
titrisation” consists to transfer assets and credit risks to investors that who are enticed by the enormous potential profits. Isn’t Finance beautiful?
More precisely we are speaking about securities issued on capital markets, grouped by "slices", some of these slices, astutely, include "subprime" credits. These securities, financially extremely "juicy", are necessarily extremely risky as they can be completely sunk by Households failures or defaults.


What smart naughty and tricky finance people! Truly "disc jockey"…. I'll mix a credit risk here, with a less risky here, and hop….don’t move… I got you!


But who manage these securities issued in the capital market and from the " titrisation "? ...

I like that word “titrisation”! I will try to place it even once or twice more in my text!
They are managed by big players Americans, Europeans or Asians Banking or Insurance and proposed anywhere in the world, via subsidiaries, to smaller investors who do not know or pretend to ignore the origin of the title… blinded by the potential gain! Do the famous housewife least 50 years, and her husband, knows that the fabulous investment that their local bank agency is offering them contains subprime loans full of "tritisation" (Yep I put one more “titrisation”!)…. Isn’t it "too good to be honest"? Don’t worry! This “common saying” is valid for scams, not for you ladies!


Let’s finish this exciting story. When our American households Americans far away across the world are no longer solvent, then, everything go through and spreads like a trail of powder. Small investors withdrew their positions, with a loss, as fast as possible, in securities that they finally see as too risky. The quotation collapses until no longer quotation exists,
Here is the CRISIS
!


You've been through the text until here, so let's sail to the conclusion !

I am not an expert of " titrisation" (Yep! Last but not least?), and I could say a few mistakes (Economists and financials friends will come to my rescue!) but I could not resist writing this small prose. Hopefully for you, it is almost the end.



Today the Fed and the U.S. Treasury have left to sink a bank business "Lehman Brothers" but saved the giant global insurance AIG because the consequences of the bankruptcy of AIG would have been "huge". 85 billion dollars were released by American States in exchange of 79.9% of the shares of AIG. The dismantling of the insurer could exacerbate an already fragile market and lead to significant increases in the cost of credit with a reduction in household wealth and a significantly lower growth of the Economy… when we think that former JOUAN was insured by AIG!  Wahoo, butterfly flapping wing was not very far from us!


To conclude, I do not understand anything anymore! The communist states are dismantled, capitalism grows everywhere including China and the USSR, the two cradles of communism, and today the state's most capitalist of the World, which advocates total liberalism and Globalization, took control of a private Insurance giant ?.... Isn’t it an upside down world? ….We are living a great time!


Come on, let's be indulgent…. Everyone can make mistakes!… ..Even the Americans?


Oh my God! What about, if Chateau Gontier closing was a huge mistake coming from globalization, and a butterfly’ flapping somewhere inside the THERMOFISHER group?

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SC 30/09/2008 13:58

(Brillant exposé de Korben12 et de m.Demessine)

Mes amis,je voudrai vous avertir !

Nous venons d'apprendre que le chomage vient d'exploser a la hausse,+2% d'un seul coup...incroyable non? et bien derrière le discour de Sarko,qui disait clairement hier lors de sa conférence que le chomage allait exploser,ce n'était pas un hasard,ce que ça cache,c'est la prochaine bombe,qui sont les LBO,l'heure st grave mes amis,TRES GRAVE !!

Qui n'a pas un ami,un voisin,ou vous meme,dont la société ou vous etes employé ne s'est pas fait racheté par un fond d'investissement?non,vous ne faites pas que changer de patron,et votre société n'interesse pas ce fond dans sont fond,mais pour sa rentabilité,je vais vous montrer comme vous aller y participer :

Je soupçonne que les +2% 'explosion du chomage d'aujourd'hui,d'avoir pour origine la prochaine bombe,peut etre aussi lourde de conscéquences que les subprime,qui sont les LBO.2000 entreprises sont concernées rien qu'en France,1.5 millions de salariés,et des centaines de millions dans le monde......imaginez les conscéquences...et pour cause ces rachat de société par des fonds d'investissement qui ont fleuri ces dernières années,offrent a ceux ci 25% de rendement annuel....maintenant que les bénéfices des entreprises rachetées chutent,les fonds s'empressent de les revendrent,avec les conscéquences que vous connaissez....

Les fonds d’investissement sévissent depuis longtemps déjà. L’une des stratégies préférée se nomme « LOB » (« Leveraged Buy Out » ou « levier d’achat »). Décryptage d’une technique de rachat d’entreprise très juteuse et particulièrement destructrice d’emploi !

Pour résumé, ces fonds commencent par le rachat d’une entreprise, financé à plus des deux tiers par des emprunts auprès des banques. Elle n’a donc qu’un faible apport de capitaux à mettre sur la table et le risque financier est minime, puisque la rachat se fait au nom d’une société écran (une holding) qui sera directement responsable des dettes contractées.

Puis, sur une période très courte (entre 2 et 4 ans en moyenne), le fond d’investissement rembourse ses dettes en ponctionnant tous les bénéfices de l’entreprise.

L’objectif de l’opération vise uniquement à dégager une rentabilité financière extrême puis à revendre la société avec une forte plus-value à de nouveaux spéculateurs.

Le rendement de l’opération est généralement d’au moins 25% par an, soit un doublement voire un triplement (ou plus) de la mise en quelques années : existe-t-il aujourd’hui placement plus rentable

D’où provient donc cette rentabilité hors norme ?
Par la combinaison de trois facteurs : investissement minimum, endettement important, profitabilité maximum.

- Investissement minimum Les nouveaux actionnaires ne payent pas la totalité du prix de vente de l’entreprise. Ils n’apportent en fait qu’une petite partie du capital, au sein d’une société écran dite "holding financière".

- Endettement important La holding financière ainsi créée s’endette fortement auprès d’établissements financiers (banques, fonds spécialisés, etc.) afin de compléter la mise des nouveaux actionnaires pour avoir suffisamment d’argent pour acheter l’entreprise vendue.

- Profitabilité maximum Pour rembourser sa dette, la holding financière prélève tous les bénéfices réalisés par l’entreprise. La valeur de la société augmente quand elle a moins de dettes. Cette valeur augmentera donc d’autant plus que la dette initiale sera importante et les remboursements conséquents : c’est le levier financier du LBO.

Quelles conséquences pour l’entreprise et les salariés : rationalisation et licenciements

Pour que ce montage financier réussisse, les fonds organisent un traitement de choc, car la société doit dégager du cash très rapidement et devenir attrayante pour un futur rachat.

Selon les cas, les gestionnaires vont procéder :

→ à la revente de biens immobiliers,

→ à la rationalisation de la production, des achats, des cadences de production.

→ Les activités trop peu rentables vont être suspendues,

→ le flux tendu va être privilégié pour éliminer les stocks,

→ les investissements dans l’outil de production vont être réduits à leur minimum.

→ Et bien sûr, ils vont tenter de museler les syndicats,

→ de précariser au maximum les salariés (CDD, temps partiels, intérimaires), → et enfin, des réductions d’effectifs seront mis en oeuvre (licenciements ou « départs volontaires »).

Au final, les fonds d’investissements récoltent un retour sur investissement spectaculaire, qui peut aller jusqu’à 30% de leur apport initial.

Actuellement en France, il y a quelque 1200 entreprises sous LBO, pour 1,5 millions de salariés.

En 2005, les fonds d’investissement ont investi 200 milliards d’euros dans le cadre de LBO, soit 34% de plus qu’en 2004, et le rendement moyen était de 24 %.

Ces fonds s’appellent Starwood capital, Apax, Colony capital, Carlyle, Blackstone, BC capital ou KKR. Et récemment on a vu les sociétés Arena, Aubade, Well ou Dim passés sous leur coupe. Inévitablement, certaines entreprises sont tellement pressurisées qu’elles finissent par fermer

L’objectif du LBO : dès le départ, préparer l’entreprise à la revente.
Plusieurs possibilités sont offertes après un LBO : un nouvel LBO, le rachat par un concurrent, une entrée en bourse OU pourquoi pas une bonne petite délocalisation comme les financiers les aiment tant !

La propagande des directions
La diffusion d’information dans l’entreprise est toujours savamment orchestrée pour convaincre les salariés du bien fondé des restructurations (sauvegarde de la compétitivité de l’entreprise et de ses emplois, menace de délocalisation voire d’une vente : ce qui est un comble quand on sait que la vente est l’objectif final des spéculateurs dès l’achat !)

Le but est d’abord d’éviter tous les risques sociaux découlant d’une prise de conscience collective des travailleurs, car cela amoindrirait la valorisation financière de l’opération !

Fabrice 18/09/2008 21:23

Hé oui, on ne prête qu'aux riches. Même les pauvres qui jouent au loto sont riches du prix de la grille. C'est comme vouloir 0.0001% de plus que le taux de la Caisse d'Épargne: on devient capitaliste. Alors pas la peine de se plaindre qu'on y est pour rien, on est complice. Plus d'argent par mon argent, sans passer par la case ma sueur mais celles des autres, là est le vice. L'investissement financier dans l'activité d'autrui devrait être une activité philanthropique de mécène, rémunérée à -0.0001% en dessous du taux de la Caisse d'Épargne. Je vous garantis qu'il y aurait moins d'amateurs "intéressés" et que le monde n'essaierait pas d'aller plus vite que la musique. Adieu les bulles!